Sur mon blog, vous trouverez des news et des tests de produits cosmétiques : des soins pour peaux grasses et mixtes bien sûr, mais aussi toutes sortes de soins visage, soins du corps, pour les cheveux, cosmétiques bios et cosmétiques home made !
Pour la 2e année consécutive je participe aux matchs de la rentrée littéraire, organisés par Priceminister ! Ce défi consiste à choisir un livre nouvellement paru puis à en faire la chronique. Pour ma part je viens juste de finir Une place à prendre, reçu l'an dernier, et c'est encore une fois Glossingmum qui a joué les critiques littéraires, en attendant que je récupère les livres !
Une part de ciel est vendu à partir de 20,90 euros sur Priceminister.
Carole arrive par le train au Val, village de Vanoise où elle est née et a passé les premières années de son enfance. Son frère Philippe et sa sœur Gaby y vivent toujours. Philippe est garde forestier, il aime son pays et a le grand projet de baliser le chemin supposé avoir été pris par Hannibal et ses éléphants. Gaby, la plus jeune, est une cabossée de la vie, elle vit dans un bungalow fait de bric et de broc avec sa fille adoptive, la «Môme », et attend son homme qui est en prison.
Si Carole revient au village en ce début décembre, c’est à l’appel de son père Curtil qui a pris, depuis leur plus tendre enfance, l’habitude de disparaître pendant des mois et d’envoyer une boule à neige pour touristes pour signaler son retour prochain. Sa mère est morte après avoir perdu toute mémoire et tout repère. Cette fois-ci, ils ont reçu tous les trois la fameuse boule neigeuse.
Carole s’installe dans un gîte pour attendre son père, elle a emporté avec elle le travail qui lui a été commandé, une traduction de la vie de l’artiste Christo. Elle organise sa vie dans l’attente entre le travail, des promenades sur les lieux de son enfance, les visites au vieux Sam qui tient un antique bazar, à la Baronne qui ramasse et s’occupe de tous les chiens errants, des repas ou simplement un verre au « bar à Francky » et quelques petits rituels.
Ce livre s’annonçait profondément ennuyeux, avec l’installation dans une routine de l’attente du père qui, on le devine très vite ne viendra pas pendant tout le temps que Carole restera au village. Et pourtant, de page en page, l’atmosphère nous retient, nous fait aller plus loin et finalement nous nous identifions à Carole et nous voulons des réponses à tous ses questionnements. On sent très vite que ce n’est pas tant pour voir son père que pour renouer des liens avec son frère et sa sœur que Carole prolonge son séjour de semaine en semaine. En effet, elle se sent à l’écart, ni l’aînée, ni la cadette, elle est celle qui est partie, Gaby et Philippe sont proches l’un de l’autre. Elle se pose beaucoup de questions sur elle-même -son mari l’a quitté et ses grandes filles sont en Australie, sur son frère -où en est-il avec sa femme ?, sur Gaby -qu’a-t-elle pensé quand leur mère a d’abord sauvé son frère et elle lors de l’incendie de leur maison avant d’aller la chercher, avec pour conséquence des poumons abîmés pour la vie ? Cette dernière question la taraude. Elle finira par lui poser directement. Nous croisons une foule d’autres personnages qui font partie intégrante de ce microcosme et qui sont autant d’énigmes pour Carole.
Quand elle repart du village, sa sœur Gaby, qui la ramène à la gare, lui raconte dans quelles circonstances sa fille adoptive, la « Môme », est entrée dans sa vie. Et surtout, Gaby lui fait ce formidable cadeau (la narratrice est Carole):
« …Je suis revenue vers Gaby.
- Pourquoi tu me racontes tout ça maintenant ?
- Avant tu ne pouvais pas comprendre.
- Et maintenant, je peux ?
Elle a penché la tête de côté, m’a regardée avec un sourire doux comme une étreinte. Une caresse qui s’est gravée sur les parois de mon âme.
- Maintenant, oui, tu peux.
… »
Un livre donc, qui donne une première impression d’ennui, mais qui, en réalité est d’une grande profondeur au niveau des méandres de l’âme.
Ma note : 14/20